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Le duo Thermic Boogie vient de sortir son ultime album intitulé Sheer Madness. C’est à…

Le duo Thermic Boogie vient de sortir son ultime album intitulé Sheer Madness. C’est à écouter en intégralité par ici.

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DEMON HEAD : les détails du nouvel album Viscera ; clip vidéo de la chanson « The Triumphal Chariot Of Antimony » dévoilé

DEMON HEAD sortira son nouvel album, intitulé Viscera, le 29 janvier 2020 via Metal Blade Records.

Viscera a été enregistré pendant les premiers mois de 2020 aux Sweet Silence studios par Flemming Rasmussen et dans une maison de campagne isolée en Suède et mixé par Martin ‘Konie’ Ehrencrona.

Tracklist :

01. Tooth And Nail
02. The Feline Smile
03. Arrows
04. Magical Death
05. The Lupine Choir
06. A Long, Groaning Descent
07. In Adamantine Chains
08. Black Torches
09. Wreath
10. The Triumphal Chariot Of Antimony

Clip vidéo de la chanson « The Triumphal Chariot Of Antimony » :

Artwork :

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ARCH ENEMY, BEHEMOTH et CARCASS de passage en France en octobre 2021

Les groupes de death metal ARCH ENEMY, BEHEMOTH et CARCASS seront de passage en France lors d’une tournée européenne commune en octobre 2021. Ils seront accompagnés de UNTO OTHERS, anciennement nommé IDLE HANDS. Voir agenda concert.

Visuel :

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HOLY MOTHER : les détails du nouvel album Face This Burn ; clip vidéo de la chanson éponyme dévoilée

HOLY MOTHER sortira son nouvel album, intitulé Face This Burn, le 22 janvier 2021 via Massacre Records.

Face This Burn est une réunion entre le chanteur original Mike Tirelli et le batteur James Harris, accompagnés du guitariste Greg Giordano (TURRIGENOUS) et du bassiste Russell Pzütto (DEE SNIDER, REVERENCE). Il s’agit du premier album depuis Agoraphobia paru en 2003. La formation originale étant composée Randy Coven décédé il y a six ans, Richie Naso, Mike Tirelli et James Harris.

Clip vidéo de la chanson « Face This Burn » :

Tracklist :

01. Face This Burn
02. Love Is Dead
03. Legends
04. No Death Reborn
05. The Truth
06. Prince Of The Garden
07. Wake Up America
08. Mesmerized By Hate
09. Today
10. The River
11. Superstar

Chanson « Wake Up America » :

Artwork :

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PHANTOM ELITE dévoile la lyric vidéo de la nouvelle chanson « The Race »

PHANTOM ELITE sortira deuxième nouvel album, intitulé Titanium, le 22 janvier 2021 via Frontiers Music srl.

Le groupe est composé de la chanteuse Marina La Torraca (EXIT EDEN, AVANTASIA), du guitariste et bassiste Max van Esch, du claviériste Koen Stam et du batteur Joeri Warmerdam. Le groupe accueille également Amanda Somerville et Stef Rikken aux chants.

Clip vidéo de la chanson « The Race » :

Tracklist :

01. Conjure Rains
02. The Race
03. Diamonds And Dark
04. Worst Part Of Me
05. Glass Crown
06. Titanium
07. Bravado
08. Silver Lining
09. Haven
10. Deliverance
11. Eyes Wide Open

Clip vidéo de la chanson « Diamonds And Dark » :

Artwork :

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Morgan Rose (SEVENDUST) dévoile le clip vidéo de la chanson « Exhale »

Morgan Rose sortira son premier EP solo, intitulé Controlled Chaos, le 27 novembre 2020 via Rise Records.

Il s’agit du projet solo du batteur de SEVENDUST Morgan Rose. L’EP a été co-écrit avec son collègue de SEVENDUST Clint Lowery.

Clip vidéo de la chanson « Exhale » :

Tracklist :

01. Intro
02. The Answer
03. Faster Man
04. Clarity
05. Come Alive
06. Exhale

Lyric vidéo de la chanson « The Answer » :

Artwork :

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Embryonic Cells lutte contre l’immobilisme

Le rythme des sorties d’album d’Embryonic Cells est parlant. Autant les disques précédents étaient espacés de plusieurs années, autant Decline sort deux ans à peine après Horizon. Le guitariste chanteur Maxime Beaulieu l’admet volontiers, par le passé, le perfectionnisme pouvait parfois basculer vers l’immobilisme. Cette fréquence de sorties accrue est donc bien le signe d’une prise de conscience et d’une volonté d’enchaîner.

Le groupe bat donc le fer tant qu’il est chaud avec un album qui reprend les bases de Horizon et notamment de sa diversité vocale. La nouveauté et le défi de ce Decline résident notamment dans l’absence de claviers, Pierre Le Pape étant absent. Sa thématique, le déclin de l’humanité, trouve naturellement une forte résonnance dans le contexte de pandémie dans lequel sort le disque.

Nous avons détaillé cela avec Maxime, non sans avoir pris le temps d’évoquer sa fascination pour Eddie Van Halen, influence certes invisible dans la musique d’Embryonic Cells, mais fondamentale dans sa construction en tant que musicien.

« Artistiquement, la posture du Penseur de Rodin n’est pas la posture la plus adéquate. Il y a un moment où il faut arrêter de penser, où il faut arrêter de procrastiner, et il y a un moment où il faut prendre le risque de sortir ça, parce qu’on a fait ça à ce moment-là. Clairement, aujourd’hui, Embryonic Cells s’inscrit dans l’action. »

Radio Metal : Tu as fait un post sur la page Facebook du groupe pour rappeler que, même si ce n’était pas quelque chose que l’on entend directement dans la musique d’Embryonic Cells, Eddie Van Halen était quelqu’un qui avait eu une influence sur toi. Peux-tu nous parler de ce qu’Eddie Van Halen a représenté pour toi ?

Maxime Beaulieu (chant & guitare) : Pour moi, sa disparition a plutôt été un choc. Déjà, je trouve ça très injuste. Je trouve qu’il est parti beaucoup trop tôt. Et surtout, je n’avais jamais vu Eddie Van Halen sur scène, et je cultivais l’espoir de le voir sur une tournée ou un gros festival. Ça fait partie des grandes entités de rock/metal que je n’ai pas pu voir sur scène. Franchement, c’est une frustration et c’est une vraie tristesse. J’ai découvert Van Halen dans ma jeunesse, je me suis cassé les doigts à essayer de reproduire ses parties de guitares, comme tout apprenti guitariste ! Encore aujourd’hui, même si je suis un guitariste un peu plus aguerri, je me casse toujours les doigts sur du Van Halen ! Il a un style inimitable, il a apporté beaucoup. Je pense que c’est un personnage rocambolesque qui s’inscrit dans la grande histoire du rock. Je trouve qu’il y a toute sa place. Comme évoqué sur les réseaux sociaux, c’est vrai qu’on ne peut pas dire que l’ombre d’Eddie Van Halen et de son style plane vraiment sur la musique d’Embryonic Cells, mais pour moi, en tant que guitariste, il fait partie des entités importantes.

Pour un guitariste, qu’est-ce qui fait que le jeu de Van Halen était si particulier, au point que même des guitaristes confirmés aient encore du mal à jouer ces parties-là ? Quel était le « truc » de Van Halen à la guitare ?

Après, c’est très subjectif, c’est vraiment une lecture personnelle, mais quand on écoute un solo de Van Halen, ça paraît parfois très récitatif, très expert, mais pour moi, la principale qualité qui peut définir le style de Van Halen, c’est que c’est un incroyable feeling, à la base. Ce feeling vient de ses tripes à lui, il vient de son histoire à lui, il vient de sa main à lui. C’est une singularité qu’il a. Je pense qu’il ne faut pas essayer de reproduire mécaniquement du Van Halen. On peut essayer de s’approprier les morceaux de Van Halen, mais imiter cette patte, ce feeling si particulier, si inimitable, pour moi, c’est une épreuve qui n’a pas de sens.

Même si on n’entend pas du tout l’influence de Van Halen dans la musique d’Embryonic Cells, car ce n’est pas du tout le même style, penses-tu malgré tout que ça soit important, en tant que musicien, de ne jamais oublier ces influences un peu invisibles, même si on ne les utilise pas directement dans la musique que l’on fait ?

Oui ! Une fois de plus, je pense que dans l’histoire du rock/metal, Eddie Van Halen est une figure incontournable, c’est une première chose. La deuxième chose, c’est que moi, je suis le guitariste d’Embryonic Cells, mais je ne suis pas que le guitariste d’Embryonic Cells. C’est-à-dire que je suis guitariste tout court, et en dehors d’Embryonic Cells, j’aime pratiquer d’autres styles. J’ai des affinités avec le jazz, avec la bossa nova… J’ai d’autres styles. Je ne m’interdis aucune pratique et aucun style. Et j’aime multiplier mes angles d’oreille, en quelque sorte. Après, dans le prochain Embryonic Cells, il n’est pas du tout exclu qu’Embryonic Cells réintègre des solos, et il n’est pas exclu non plus que je mette quelques tappings à la Eddie Van Halen sur le prochain album !

Avec Embryonic Cells, votre histoire a été laborieuse au début. Or après Horizon, l’album de 2018, vous êtes déjà de retour avec un nouvel album en 2020. Vous avez donc clairement trouvé une bonne dynamique et une bonne régularité. À quoi attribues-tu cela ?

Dans la discographie d’Embryonic Cells, parfois, il y a plusieurs années, parfois très longues, entre certains albums. Parfois cinq ans, parfois sept ans… C’est long, pour sortir des albums. En vingt-cinq ans de musique, sortir cinq albums, ça peut sembler peu. Effectivement, comme tu le dis, il y a un écart relativement faible entre la sortie d’Horizon et la sortie de Decline. Je crois que nous en sommes à un stade de notre vie, peut-être, où nous n’avons plus envie de nous laisser submerger par les aléas logistiques, par tout un tas de questions, d’interrogations sur le processus créatif, qui finalement, génèrent soit de l’immobilisme, soit de l’inhibition, soit une franche paralysie. Aujourd’hui, nous avons une envie, c’est écrire les morceaux. Nous prenons du plaisir à composer ces morceaux ensemble. Nous n’avons pas envie de perdre de temps. Un des nouveaux leitmotivs, c’est carpe diem, et sortons ce que nous avons à sortir.

« On a souvent tendance à dire ou à lire : ‘Ça va être la fin de la planète !’ Non, je pense que la planète nous survivra largement. La fin de l’humanité, peut-être, mais la fin de la planète, certainement pas. »

Penses-tu que le fait de trop prendre son temps sur de la musique, même si ça peut passer pour du perfectionnisme, à terme, malgré tout, c’est quelque chose qui peut provoquer de la démotivation et de l’immobilisme, comme tu l’as dit ?

Oui. Pour être tout à fait franc, aujourd’hui, nous sortons Decline. Nous avons vraiment à cœur de défendre ces morceaux sur scène, en espérant que l’opportunité de jouer s’ouvre de nouveau ces prochains mois, même si je ne suis pas très optimiste sur cette question. Mais nous, nous avons vraiment à cœur de défendre ces nouveaux morceaux. Néanmoins, déjà, en pleine promotion de Decline, l’envie de composer est déjà là, parce qu’en fait, nous avons plein de choses à dire. Tous les jours, j’ai plein de nouveaux riffs sur mon manche qui me disent : « Prends-moi ! Intègre-moi dans le catalogue ! » Un des grands plaisirs d’Embryonic Cells, c’est que nous ne soyons pas principalement un groupe de studio. Nous sommes un groupe de potes avant tout, qui aiment jammer ensemble, qui aiment répéter dans une salle ensemble, qui aiment collaborer et créer ensemble.

Penses-tu que par le passé, le fait qu’il y ait eu de longues années, c’était dû au fait qu’il y avait trop de questionnements ?

Oui, je pense que c’est le cas. Je pense qu’artistiquement, la posture du Penseur de Rodin n’est pas la posture la plus adéquate. Il y a un moment où il faut arrêter de penser, où il faut arrêter de procrastiner, et il y a un moment où il faut prendre le risque de sortir ça, parce qu’on a fait ça à ce moment-là. Clairement, aujourd’hui, Embryonic Cells s’inscrit dans l’action.

Entre The Dread Sentence et Horizon, il y a six ans, et entre Horizon et Decline, il y a deux ans. Penses-tu que vous ayez paradoxalement plus évolué entre Horizon et Decline qu’entre The Dread Sentence et Horizon, malgré le fait qu’il n’y ait eu que deux ans ?

C’est assez difficile de te le dire, parce que je suis intégré au processus créatif et de ce fait, je ne suis peut-être pas la personne la plus objective. Ce que je peux te dire intuitivement, c’est d’abord que Decline n’a pas de claviers, et c’est la première fois. C’est un tournant important. Il n’y a pas de claviers sur Decline, alors que les claviers accompagnaient les albums d’Embryonic Cells depuis un long moment. C’est un tournant musical, une évolution qui est assez forte.

Tu viens d’en parler, il n’y a pas de claviers, Pierre Le Pape n’est pas sur cet album-là. Peux-tu nous détailler ce choix ?

Oui. L’allégorie peut sembler maladroite, mais au contraire elle me semble très parlante : je compare souvent la vie des groupes aux histoires d’amour. L’amour, on se retrouve, on se sépare, et on peut se retrouver, et se séparer de nouveau… L’amour et les groupes, c’est comme la Bourse, ça monte et ça descend ! Nous sommes en très bonne relation avec Pierre, et nous entretenons vraiment de très bons rapports. Le truc, c’est que j’ai orchestré cette année un déménagement géographique, qui a un peu rebattu toutes les cartes. Et puis tu n’es pas sans savoir que Pierre Le Pape est une personne très sollicitée, qui est multidimensionnelle, qui a ses propres groupes et qui joue dans plein de groupes. Donc il y a un moment, dans ce nouveau contexte, où Pierre a dû prioriser, faire des choix, et c’est la raison pour laquelle Pierre Le Pape n’est pas présent sur Decline.

Au final, ce choix qui a eu une incidence artistique n’était au départ qu’un choix de logistique ? Pierre Le Pape n’était pas dispo, du coup vous avez fait un album sans claviers ?

Absolument. Mais en même temps, pour nous, c’était très enthousiasmant, parce que ça nous ouvrait une fenêtre, une opportunité créative nouvelle. Je pense que cette absence de claviers, une fois encore c’est difficile pour moi d’en parler, mais elle nous a permis d’inscrire ces nouvelles compositions dans une nouvelle hybridation et, surtout, ça nous permet de proposer des morceaux qui me semblent un peu plus rentre-dedans, un peu plus massifs.

Malgré tout, si les planètes sont alignées dans le bon sens, vois-tu Pierre revenir sur un prochain album ?

Franchement, je reviens sur ma métaphore des couples amoureux, tout est envisageable. Pierre Le Pape, pour ne parler que de lui, il est déjà entré dans Embryonic Cells et il est déjà sorti d’Embryonic Cells, par le passé. Personnellement, je ne suis pas quelqu’un qui est de nature à s’interdire des choses ou à fermer des fenêtres. Tout peut arriver, dans la vie.

Est-ce que, par curiosité, tu as pu faire écouter ce travail que vous avez fait sans claviers à Pierre Le Pape pour voir ce que lui pensait du projet sans claviers ?

L’album est sorti le 9 octobre officiellement. Là, nous sommes en pleine promo. J’ai soumis notre clip à Pierre et à ce jour, je suis sans retour ! Ça me rappelle qu’il faut que je le sollicite à ce sujet, je suis très curieux de son avis.

« C’est cette arrogance humaine à toujours s’extérioriser de la nature, et ne pas intégrer que l’homme fait partie de la nature. Il est intégré dans la nature. Il fait partie de l’écosystème. Dans ce contexte, sa survie dépend de la bonne santé de nos écosystèmes. »

La diversité vocale de cet album est assez bien symbolisée par le morceau « Devoid Of Promise » qui a du chant parlé, du chant black et du chant clair, très cérémonieux. Comment cette diversité vocale a-t-elle trouvé sa place dans la musique ?

Cette nouvelle évolution du chant avait déjà été amorcée sur Horizon, par-ci, par-là, où il y avait un petit peu de chant clair. Je pense notamment au morceau « No Boundaries », qui figure sur Horizon. J’étais plutôt content du résultat et les retours étaient plutôt enthousiastes sur cette nouvelle facette du chant d’Embryonic Cells. Donc pour le nouvel album, c’était d’abord une envie personnelle, puis une envie collective, du groupe. Puis ça s’est fait de manière tout à fait intuitive, fluide et plutôt logique sur les nouvelles compositions. En fait, ça s’est fait tout seul. Après, il y a le fait que moi, en tant que compositeur et en tant que fan de musique, je suis assez hybride. Par exemple, j’écoute énormément de groupes comme Depeche Mode, par exemple. Je trouve que c’est un groupe très inspirant et qui, pour ma part, continue à sortir des albums auxquels je prête beaucoup d’oreille. C’est une espèce de confluent d’envies et d’influences. Ça s’est fait de manière tout à fait naturelle.

Est-ce que ça a nécessité un travail en amont sur la voix ou est-ce que ça s’est fait spontanément, sans nécessiter une grande préparation particulière ?

Le travail en studio a révélé plusieurs choses. En studio, je l’ai fait de manière assez intuitive, spontanée, et c’est plutôt sorti comme ça. Ça a naturellement fait l’objet de quelques ajustements, mais ça s’est plutôt fait de manière intuitive. Maintenant, j’ai pris beaucoup de plaisir à le faire et ça a révélé pas mal de nouvelles envies. Là, pour le prochain album, pour le coup, j’ai très envie de développer cette direction et de m’engager dans un travail de chant et de préparation beaucoup plus sérieux.

Decline, le déclin, c’est vraiment un processus lent et sans retour. C’est donc un thème très sombre. Que mets-tu derrière ce mot ?

En fait, l’album Decline n’est pas un véritable concept-album. Néanmoins, il y a un fil rouge narratif qui lie les morceaux entre eux. Les paroles de cet album décrivent la manière dont notre monde s’effondre de façon un peu invisible. C’est-à-dire qu’autour de nous, les signaux de l’effondrement se multiplient. Cette pandémie que nous traversons tous actuellement est l’un de ces signaux, et pourtant, on ne réagit pas ou trop peu. Decline, qui est une espèce de conte collapsologique, décrit en quelque sorte notre incapacité à réagir aux signaux que nos écosystèmes nous envoient.

Decline a vraiment un côté inéluctable. Penses-tu que ce que tu décris est inéluctable ?

C’est vrai que l’on a souvent tendance à dire ou à lire : « Ça va être la fin de la planète ! ». Non, je pense que la planète nous survivra largement. La fin de l’humanité, peut-être, mais la fin de la planète, certainement pas. Par contre, ce qui est très alarmant et très préoccupant, c’est le déclin inéluctable de notre biodiversité. Aujourd’hui, on peut confronter tout un tas d’études qui démontrent avec le plus de données possible que cinquante à soixante-dix pour cent de notre biodiversité a disparu en l’espace de cinquante ans. Ça, c’est tout à fait alarmant. C’est ce qui est un peu décrit dans Decline, c’est cette arrogance humaine à toujours s’extérioriser de la nature, et ne pas intégrer que l’homme fait partie de la nature. Il est intégré dans la nature. Il fait partie de l’écosystème. Dans ce contexte, sa survie dépend de la bonne santé de nos écosystèmes.

Est-ce que tu penses que l’on a raté le coche avec le Covid-19 pour réveiller l’humanité ?

J’ai une tendance à toujours trouver des opportunités dans l’adversité. Cette pandémie, évidemment, elle a fait des morts, elle continue d’en faire, par sa gravité elle devient liberticide… Évidemment, le contexte n’est pas très joyeux. En même temps, je trouve que cette fenêtre-là a permis de révéler plein de choses. On a vu plein de nouvelles solidarités surgir, on a vu plein de systèmes B émerger. Ça a ouvert, ça a sensibilisé le regard de beaucoup d’entre nous. Est-ce que c’est suffisant pour entamer la conduite du changement ? Je ne saurais le dire. A priori non, car l’humanité semble pressée de revenir dans ses anciennes habitudes. Alea jacta est, comme on dit.

Pour cet album-là, vous avez signé avec MusikÖ_Eye pour la distribution et vous avez déclaré que ça vous avait apporté sur le plan professionnel et sur le plan personnel. Je m’interroge un peu sur ce plan personnel, peux-tu nous parler de cette relation-là que vous avez avec MusikÖ_Eye ?

J’ai rencontré le manageur du label, Gérôme Théodore sur un concert, qui était d’ailleurs organisé par MusikÖ_Eye, et ça a matché sur le plan humain. Embryonic Cells est avant tout une boutique qui fonctionne sur l’humain, sur l’affinité et sur la connexion. Je trouve que MusikÖ_Eye abrite de très bons groupes. Ils font un travail à leur échelle, avec leurs moyens, qui est assez formidable. Donc nous nous sentons tout à fait privilégiés d’être chez eux et nous sommes doublement contents du fait que les gens soient sympas. La relation est très sereine et amicale. Toute l’équipe de MusikÖ_Eye, ce sont des gens qui placent la passion avant tout. Ils parlent tout le temps de la musique ou de la promotion de leurs groupes sous le prisme de la passion et ça, c’est un truc auquel nous sommes hyper sensibles.

Interview réalisée par téléphone les 15 octobre 2020 par Philippe Sliwa.
Retranscription : Robin Collas.

Site officiel d’Embryonic Cells : www.facebook.com/Embryonic-Cells-179425228782758

Acheter l’album Decline.

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The Hellectric Devilz : Révélation High Hopes

Le Sud-Ouest, réputé pour sa gastronomie, ses paysages, son soleil, est également une terre fertile aux bonnes sonorités. Tel est le cas du groupe The Hellectric Devilz, dont le soleil a sûrement eu un impact indéniable sur leurs compositions. C’est tellement chaud que ces derniers nous proposent de nous réfugier dans leur taverne composée de dix titres absolument démoniaques.

Le combo, aux influences diverses, allant du rock au punk, sans oublier le thrash, a sorti son premier album fin septembre. Résolument tournés vers le live, les morceaux s’enchaînent sans qu’on ressente le moindre épuisement auditif ou les juge rébarbatifs. Il faut noter que le quintette a su, par ses diverses origines, créer un univers qui lui est propre. Le jeu des musiciens, qui se permettent quelques facéties en mélangeant les genres, est immersif !

Difficilement classable, la musique de The Hellectric Devilz à la sauce heavy vaut assurément le coup d’oreille. Le groupe ne s’est fixé aucune barrière et se donne totalement. Depuis 2017, ils ont sorti deux démos, ce qui leur a permis dans un premier temps de pouvoir s’exécuter en live et d’avoir le retour du public. Reconnaissance et encouragements pris, le groupe s’est attelé à la production de The Hellectric Club, une manière de convier l’auditeur dans son univers et de tout donner. Cette fureur et psychose sonore en fera chavirer plus d’un, c’est certain ! Les guitares sont complémentaires et donnent un rythme incroyable tout au long de l’album. Que ce soit lors de quelques introductions surprenantes, comme dans « Slinky Lingerie », ou du solo de « Gun In Your Mouth », l’osmose est totale et pleine de folie. La batterie est rapide tout au long des dix titres et pousse l’auditeur même le plus réticent à hocher la tête à chaque coup de pédale. La basse, bien présente, amène une lourdeur gourmande et une ambiance infernale.

Le plus délicat pour qu’un nouveau groupe se démarque d’un autre, outre que l’ensemble soit harmonieux, est qu’il soit novateur et accrocheur. Sur ce dernier point, la voix puissante sans être hurlante, bien rythmée et posée de Rob est un atout sans équivoque. Le seul point qui pourrait leur être reproché est lié à l’enregistrement : les guitares manquent de place au sein de l’identité sonore et la batterie semble parfois étouffée. Nul doute qu’en live, ce sera rectifié pour faire vriller le public dans la taverne du combo. Pour faire simple : The Hellectric Devilz est un subtil mélange de genres, qu’un Lemmy, pourrait-on croire, de là-haut, aurait saupoudré à sa sauce.

Afin de vous présenter en avant-première le monde dans lequel évolue The Hellectric Devilz, Osogaru, bassiste du groupe, s’est plié à une présentation sans langue de bois.

« The Hellectric Devilz a été formé en 2017 suite au split de plusieurs de nos groupes respectifs. Nous avons commencé à quatre, mais un line up à deux guitares a rapidement été une évidence. L’objectif principal a été de mettre en place un set de compositions originales et de les défendre sur scène, pour savoir où nous en étions. Le groupe est composé de Rob Mitchelli au chant, Eric Woodwarmer et Jean Le Bapstiste aux guitares, Flosh à la batterie et moi-même à la basse. Le choix du nom est important dans la création d’un groupe. Comme un prénom, il va dans l’inconscient avoir un impact sur la musique et sur la perception du groupe par le public. Nous avons pensé que The Hellectric Devilz nous correspondait bien car il dégage une notion de collectif et d’énergie. Il prévient aussi l’auditeur dans quel univers il va atterrir en écoutant notre album ou en venant nous voir en live : les flammes de l’enfer vont lui échauffer les oreilles !

Etant cinq dans le groupe, nous avons tous diverses influences qui vont du heavy metal classique des années 80, au rock 70’s en passant par le punk et le thrash. Vous retrouverez même quelques touches de grunge. L’auditeur pourra reconnaître des touches de Judas Priest, d’Overkill, de Turbonegro, de Metal Church… C’est ce mélange qui crée The Hellectric Devilz. Nous y racontons une histoire principale (dont deux épisodes sont sur le premier EP : Live Fast et Party With The Devil King), celle-ci se passe en enfer et sur terre, nous la développerons au fur et à mesure des différents albums. Les autres titres de The Hellectric Devilz parlent de thèmes récurrents et importants (toujours liés à cette histoire) : la mort, l’avidité, le sexe, la folie. De nombreux morceaux sont basés sur des émotions et nous essayons de retransmettre tout ceci lors de nos concerts.

Tu as bien saisi l’idée et cela nous fait extrêmement plaisir que tu cites Lemmy car nous sommes bien entendu de grands fans. Dans le même état d’esprit que Motörhead, nous considérons que nous faisons du rock au sens large du terme. Du fait de nos diverses influences, la musique de The Hellectric Devilz est difficilement classable et c’est voulu : nous souhaitons pouvoir parler au plus grand nombre sans nous fixer de barrières. Nos morceaux ont tous différentes racines mais au final, cela reste du rock.

Concernant l’écriture, nous n’y avons pas rencontré de difficulté, car nous savions exactement où nous voulions aller. Chaque base de morceau est retravaillée collectivement afin de gagner en impact et en efficacité tout en restant catchy. C’est important que chaque titre se différencie des autres par sa mélodie, ses chœurs ou ses rythmiques. Il n’y a rien de plus lassant que d’écouter un album où tous les morceaux sonnent à l’identique, non ? D’ailleurs, pour les plus attentifs, Il y a un clin d’œil à chaque titre sur la pochette, qui est réalisée de main de maître par Stan Decker. Nous n’oublions pas non plus les amateurs du genre car l’album sortira également en vinyle.

Cette année est, pour nous, une année charnière car nous sortons notre premier album. Nous sommes un groupe résolument tourné vers le live, c’est dans notre ADN, et nous sommes bien entendu très frustrés de ne pouvoir nous produire dans le contexte actuel. Nous défendrons donc sûrement notre disque sur scène en 2021. Nous avons de belles dates de programmées mais nous ne savons pas, ni nous, ni les organisateurs, quand elles pourront avoir lieu. Nous sommes donc dans l’attente.

La scène française a de beaux arguments tout de même. Elle est très variée et on peut vraiment dire qu’il y en a pour tous les goûts. Contrairement à de nombreuses années, notre pays est maintenant « existant » dans le paysage rock/metal mondial, avec de grosses locomotives comme Gojira ou Ultra Vomit mais également grâce au Hellfest. Il n’y a qu’à voir lors de la dernière édition le succès remporté par la scène française sur une Mainstage, je pense que ceci aurait été impossible il y a encore quelques années.

Pour en revenir à The Hellectric Devilz, le point positif, malgré le contexte dans lequel nous vivons, est que nous travaillons d’arrache-pied sur le deuxième album. Le confinement nous a permis de bien avancer, l’ossature principale est bouclée et nous sommes (déjà) dans la phase de maquettage. Nous planifions donc une très belle année 2021 avec des concerts pour défendre The Hellectric Club et une entrée en studio pour enregistrer son successeur.

Maintenant, nous espérons juste qu’un maximum d’auditeurs aura envie de nous rejoindre au Helletric Club et nous accompagnera dans notre aventure ! Let The Devil Dance ! »

The Hellectric Club est sorti le 25 septembre 2020 via M&O Music.
Site internet : thehellectricdevilz.com
Page Facebook : facebook.com/TheHellectricDevilz/

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Le jour où Dolly Parton a refusé qu’Elvis Presley reprenne l’une de ses chansons

Dans une interview donnée au magazine anglais The Big Issue, la chanteuse de Country a révélé avoir refusé à Elvis Presley la reprise de sa chanson phare I Will Always Love You.

© licence Creative Commons

Le titre sorti en 1974 avait déjà atteint un certain succès avant que Whitney Houston n’en fasse un tube planétaire en 1992. Le King avait donc émis le souhait à Dolly de faire une reprise de la chanson, demande qu’elle avait dans un premier temps accepté avec plaisir.

J’avais été invitée à descendre en studio pour rencontrer Elvis et être là quand il chantait ma chanson. C’était la chose la plus excitante qui me soit jamais arrivée. Qui n’aime pas Elvis ?“a-t-elle déclaré. “Mais le colonel (Tom Parker, le manager d’Elvis Presley ndlr) m’a appelée l’après-midi avant la session et m’a dit : Vous savez que nous devons avoir au moins la moitié des droits sur toute chanson qu’Elvis enregistre ?

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La chanteuse a ensuite poursuivi : “Non, je ne le savais pas. Il m’a répondu : ‘Eh bien, c’est juste une règle’. Alors j’ai dit : ‘Ce n’est pas ma règle’. Et j’ai pleuré toute la nuit, parce que j’étais tellement déçue. Ce n’était pas Elvis, j’aimais Elvis. Et je suis sûr qu’il était aussi déçu que moi parce qu’il avait tout préparé et qu’il était prêt à enregistrer. Je sais qu’il adorait la chanson“.

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Plus loin dans l’interview, Dolly Parton a également révélé le personnage historique avec qui elle aimerait avoir une discussion. Sans surprise, elle a choisi Elvis Presley. “Je parlerais probablement de I Will Always Love You et je dirais ‘Hé, je parie que tu as été aussi déçu que moi de tout cela et je rêve encore que tu chantes cette chanson'” a-t-elle affirmé. Et d’ajouter : “En fait, j’ai même écrit une chanson intitulée I Dreamed About Elvis Last Night et j’ai fait chanter un sosie d’Elvis avec moi, et nous y chantons I Will Always Love You”.

Écoutez I Will Always Love You de Dolly Parton : 

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Biopic sur David Bowie : Johnny Flynn “triste” que les fans “condamnent” Stardust sans l’avoir vu

L’acteur qui incarne le chanteur à l’écran dans un biopic non officiel s’est exprimé dans une nouvelle interview accordée à Exclaim.

Photo : Film Constellation

Depuis l’annonce de la sortie de “Stardust” et la mise en ligne de la bande annonce, ce biopic – non validé par la famille de David Bowie – fait débat. Interrogé par le magazine Exclaim à propos des nombreuses réactions négatives que le film suscite, Johnny Flynn a répondu sans détours.

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L’acteur a notamment dénoncé la critique facile des internautes, planqués derrière leurs écrans. “C’est à peu près comme je m’y attendais. Je veux dire, il y a les fans de Bowie, qui ne veulent pas qu’on touche à leur vision de David, explique-t-il. Mais il y a aussi cette culture de l’interdiction sur Internet, et la sécurité que provoquent ces petits appareils, quels qu’ils soient. Ça fait ressortir le pire chez les gens“.

Il ajoute : “J’ai l’impression que les gens ne peuvent pas s’empêcher de s’emporter et de condamner les choses, ou d’être offensés. Ça permet un dialogue intéressant autour d’idées, mais je pense aussi que c’est un peu triste que les gens condamnent quelque chose sans l’avoir vu. La plupart de la merde que j’ai eue vient des gens qui ont vu la bande-annonce. Juste l’idée du film, c’est offensant pour eux (…)

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L’acteur qui garde la tête froide malgré tout, assure que le biopic “provoquera un débat intéressant“. Très impliqué dans le projet, Flynn le défend bec et ongles. “Les réactions négatives ne me gênent pas parce que je sais quelles étaient nos intentions, et elles n’étaient certainement pas irrespectueuses“, affirme-t-il.

“Stardust” est déjà en salle et disponible en VOD aux Etats Unis. Aucune date de sortie française n’a été communiquée pour le moment.

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